viernes, 7 de marzo de 2014

Les Registres

Comique (adj.) : tout ce qui provoque le rire ou le sourire du spectateur. Le rire peut être provoqué par :

- le texte de la pièce (comique de mot) ;
- le jeu du comédien (comique de geste) ;
- l’intrigue (comique de situation).
Le registre comique peut avoir comme seul objectif le rire mais il peut également dédramatiser unesituation ou avoir une fonction critique.




Pathétique (adj.) : tout ce qui provoque une émotion chez le spectateur. Il est courant que, dans les pièces de Molière, le spectateur soit ému par des situations pathétiques (à ne pas confondre avec le registre tragique qui caractérise le genre de la tragédie où les personnages sont confrontés à la fatalité de leur condition, ce qui les amène le plus souvent à la mort).

Satirique (adj.) : discours écrit ou oral qui porte atteinte à quelque chose, à quelqu'un, en s'en moquant. Les personnages de Molière font souvent l’objet d’un discours satirique puisque l’on fait un sort à leurs travers et à leurs excès. 

jueves, 6 de marzo de 2014

Le Genre

Comédie (n. f.) : action scénique qui provoque le rire du fait des personnages, de leur langage, de leur situation ou du jeu des comédiens. Le dénouement est heureux.




Comédie-ballet (n. f.) : Forme de comédie inventée par Molière en 1661 pour Les Fâcheux qui comprend des parties dansées et chantées en lien avec l’intrigue.



Commedia dell'Arte (n. f.) : genre de comédie populaire provenant d’Italie et ayant eu son heure de gloire au XVIe siècle. Elle utilisait beaucoup les canevas et les masques. Ce genre a eu une grande influence sur le théâtre français et européen aux XVIIe et XVIIe siècles et est à l’origine de certaines pièces de Molière.



Divertissement (n. m.) : intermède dansé et chanté que l’on trouve par exemple dans les comédies ballets comme Le Bourgois gentilhomme ou Monsieur de Pourceaugnac.  

Farce (n. f.) : genre théâtral comique du Moyen-âge adressé d’abord au peuple pour son côté grossier, ses tromperies et ses bastonnades, qui a beaucoup inspiré Molière. La présence d’éléments farcesques dans ses pièces lui a parfois été reprochée comme un écart préjudiciable à la bienséance.



Pantomime (n. f.) : suite de gestes du comédien qui vise à amuser le spectateur plutôt qu’à raconter une histoire.
Saynète (n. f.) : forme de comédie courte avec un nombre de personnages réduit.



miércoles, 5 de marzo de 2014

Les procédés

Aparté (n. m.) : paroles que le personnage dit à l’intention du public et que les autres personnages sur scène ne doivent pas entendre.

Canevas (n. m.) : éléments principaux d’une intrigue que le comédien doit connaître et autour desquels il improvise pour jouer une pièce de théâtre. Les canevas étaient très utilisés par les comédiens de la commedia dell’arte.

Castigat ridendo mores (loc. lat.) : formule de Santeul, signifiant « la comédie corrige les mœurs », que Molière utilise pour élever la comédie au rang de la tragédie en lui donnant une valeur morale, celle de faire rire les hommes pour les améliorer et pour leur éviter de reproduire les défauts des personnages dont ils se sont moqués.

Coup de théâtre (n. m.) : rebondissement inattendu de l’intrigue qui permet souvent de la faire avancer voire de la dénouer.

Double énonciation (n. f.) : il s’agit d’une même parole qui n’a pas le même sens ou les mêmes implications pour les personnages et pour le public. Les spectateurs, du fait de leur statut, reçoivent davantage d’informations sur les actions à venir que les personnages présents sur scène, ils sont donc privilégiés.

Illusion (n. f.) : phénomène selon lequel on prend pour vrai ce qui n'est que fiction.

Mimésis (n. f.) : représentation fictive d'une chose réelle.

Mise en abyme (n. f.) : au théâtre il s’agit d’une pièce ou d’une scène qui représenterait elle-même une pièce de théâtre. On parle aussi de « théâtre dans le théâtre » quand le motif de la scène ou de l’acte est lui même le jeu théâtral. On retrouve ce procédé en peinture lorsqu’un tableau représente le peintre en train de se peindre par exemple.

Quiproquo (n. m.) : situation où un personnage commet une erreur en prenant une personne ou une chose pour une autre. C’est un ressort récurrent de la comédie.

Soliloque (n. m.) : discours qu’un personnage seul sur scène se tient à lui-même.

Stichomythie (n. f.) : enchaînement de répliques très courtes de manière très rapide pour donner du dynamisme et de l’intensité à une scène. Elle marque souvent le conflit.







martes, 4 de marzo de 2014

L'action

Dénouement (n. m.) : il s’agit des dernières scènes d’une pièce de théâtre, là où l’intrigue se résout et où un ordre nouveau est institué.

Exposition (n. f.) : début de la pièce qui présente aux spectateurs les personnages principaux, le début de l’intrigue et donne la tonalité de la pièce. L’exposition peut s’étendre de la première scène à tout le premier acte.


Intrigue (n. f.) : suite de nœuds, d’événements et d’actions qui constituent une pièce de théâtre. C’est l’intrigue qui sous-tend la progression dramatique. 


lunes, 3 de marzo de 2014

L’organisation De La Pièce De Théâtre

Dramaturge (n. m.) : auteur de pièces de théâtre.



Acte (n. m.) : partie de la pièce qui marque les éléments importants de l'action. Traditionnellement, une pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.



Scène (n. f.) : division d'un acte entre l’entrée et la sortie d’un personnage.



Mise en scène (n. f.) : art de faire représenter une pièce de théâtre par des comédiens, de les guider dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure : décors, costumes, etc. Les mises en scènes imaginées par les metteurs en scènes peuvent faire varier considérablement la réception de la pièce au cours des siècles jusqu’à en modifier les messages initiaux.


Didascalie (n. f.) : indication scénique donnée par l'auteur pour guider le jeu du comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.


 Antonomase (n. f.) : se dit lorsqu’on utilise le nom d'un personnage comme un nom commun pour désigner un personnage de même caractère. Les personnages de Molière ont donné lieu à de nombreuses antonomases, par exemple, on parle d’un Harpagon pour désigner quelqu’un d’avare ou d’un Scapin pour désigner quelqu’un de fourbe.

Dialogue (n. m.) : échange entre deux personnages d’une pièce de théâtre.


Monologue (n. m.) : scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à lui-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.



Drame (n. m.) : action scénique représentée par des personnages. On parle souvent de progression ou d’intensité dramatique.

Réplique (n. f.) : texte prononcé sans être interrompu par un même personnage au cours d'un dialogue.

Tirade (n. f.) : longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans interruption


domingo, 2 de marzo de 2014

Les Répétitions Et Les Représentations

De l’italienne à la première en passant par la couturière



Lorsqu’on décide de monter une pièce, c’est-à-dire de la jouer, on commence par s’occuper de la distribution : il s‘agit de décider à quel acteur (ou actrice) sera attribué chaque rôle.

Un jeune premier ou une jeune première : un personnage jeune et amoureux, qui a l’un des premiers rôles de la pièce. Il vaut mieux avoir un physique avantageux, et n’être as âgé(e), bref, il faut avoir la tête de l’emploi.

Depuis le XVIIe siècle, on donne le nom d’emplois à certains types de rôles qui doivent être joués par de comédiens ayant le tempérament ou le physique correspondant au personnage  à interpréter.

Les utilités : sont les petits rôles, ou rôles de second plan, subalternes. D’où l’expression jouer les utilités (« avoir un rôle insignifiant »), et aussi, plus familièrement, des seconds couteaux ou des troisièmes couteaux.  


  
Une fois la distribution faite, les acteurs apprennent chacun leur texte, et les répétitions peuvent commencer tout le monde se met au travail :

Le metteur en scène : dirige le jeu des acteurs.



Le décorateur ou le scénographe : s’occupe de la conception des décors et de leur installation, en collaboration avec le metteur en scène et avec les machinistes.



Les machinistes ou les techniciens de plateau : sont chargés de la machinerie (servant à actionner les décors).



Le chef éclairagiste : conçoit les effets de lumières. 



 Les costumières : s’occupent d’acheter ou de confectionner les costumes.















L’accessoiriste : lui, fabrique ou recherche les accessoires.



Faire une italienne : c’est faire une répétition au cours de laquelle les acteurs disent leur texte rapidement, sans mettre le ton, sans bouger et sans faire de gestes, ce qui permet de bien le mémoriser. 

Une allemande : se déroule comme une italienne, mais avec les déplacements de comédiens.

Un filage : est une répétition de la pièce, du début  à la fin, dans le but de travailler l’enchaînement des actes et des scènes, ou l’enchaînement des effets de lumière et des sons (on parle alors d’un filage lumière, ou d’un filage son), tout au long du spectacle. 

La couturière : c’est l’avant dernière répétition, car elle servait principalement, autrefois,  à faire les dernières retouches sur les costumes.

La générale : (pour « répétition générale »), l’ultime répétition, qui est donnée dans les conditions d’une représentation, devant un public d’invités choisis (amis, journalistes…)


La première : (« pour première représentation »), première présentation devant le public. 

Les ouvreuses : accueillent les spectateurs et les guident vers leur place.

Les habilleuses : aident les comédiens à passer leurs costumes, et les maquilleuses s’activent.

Bientôt, les lumières de la salle s’éteignent, et, derrière le rideau, on frappe les trois coups, avec un brigadier, un bâton garni de velours, pour appeler les spectateurs au silence et à l’ordre : que le rideau se lève et que le spectacle commence ! 

  

Au théâtre, les représentations peuvent être données en matinée ou en soirée. Une matinée est une séance qui a lieu dans l’après-midi. En effet, dans la vie mondaine du XIXe siècle, « matinée » a eu le sens « d’après-midi », sens aujourd’hui oublié, sauf dans le monde de spectacle où l’on continue à l’utiliser par opposition aux soirées, ou séance du soir.

Faire un four : signifie « subir un échec complet en parlant de spectacle ». C’est quand la salle est vide, au moment de lever le rideau. Au XVIIe siècle lorsque cela se produisait, on annulait le spectacle, bien sur, et donc on éteignait les chandelles : la salle déserte était plongée dans l’obscurité, et il y faisait noir comme un four.

Depuis les années 1950, et dans l’argot des comédiens, un échec a la scène et aussi appelé un bide.


Lorsqu’une pièce est un four ou un bide, elle a peu de chance de faire prochainement l’objet d’une reprise, c’est-à-dire d’être a nouveau montée et jouée. 

sábado, 1 de marzo de 2014

La Cage De Scène

Entre cour et jardin, et entre cintres et coulisses



La scène ou le plateau : c’est le lieu où se joue l’action ou plus familièrement, les planches. D’où les expressions monter sur les planches ("faire du théâtre") et brûler les planches ("jouer brillamment, avec ardeur, avec fougue").



Le devant de la scène était bordé d’une petite rampe, ou balustrade  basse, derrière laquelle étaient disposées des chandelles pour l’éclairage de la scène ; cette rangée de lumières a reçu, elle aussi, le nom de rampe. De là vient l’expression les feux de la rampe, qui désigne le « spectacle », le « théâtre ». 

L’avant-scène : c’est la partie de la scène qui reste visible au public, lorsque le rideau est fermé, et qui donc est comprise entre la rampe et le rideau de scène. Parfois, la fosse d’orchestre est aménagée sous l’avant-scène, dont le plancher, dans ce cas, est mobile.

Le trou du souffleur : c’est une étroit cabine située sous le plateau ou plutôt se trouvait, car cet usage a disparu. Un homme se tenait assis dans cette cabine, et il suivait des yeux le texte de la pièce : si un acteur avait un trou de mémoire, le souffleur pouvait ainsi venir a son secours, en lui soufflant  à voix basse sa réplique ou la suite de sa tirade.




Le rideau : traditionnellement est rouge il y a quatre types de rideau de scène :

-       - À l’allemande : il se lève verticalement.


   - -  À la grecque : il s’ouvre par le milieu en deux moitiés qui glissent sur les côtés.



-       - À l’italienne : il s’ouvre en deux moitiés pour former un drapé de chaque côté de la scène.


-       - À la française : lui monte verticalement, comme le système à l’allemand, tout en s’ouvrant aussi par le milieu pour former deux drapés, comme le système à l’italienne.




Le manteau d’Arlequin :  se trouve en derrière le rideau de scène et un peu en retrait, il s’agitde draperies ou de panneaux sur lesquels sont peintes en trompe-l’œil des draperies, quiservent à réduire, si nécessaire, le cadre de scène.

Le cadre de scène : c’est l’ouverture de la scène, en hauteur et en largueur. Le manteau d’Arlequin est donc un encadrement.

Le lointain et le mur de lointain :   c’est le fond de la scène, et le mur qui la ferme. Lorsque le rideau de scène est ouvert, les spectateurs peuvent les voir.

Les dégagements ou coulisses : situés de part et d’autre de la scène, et derrière le mur du lointain, sont des parties invisibles depuis la salle, et qui servent notamment à l’entrée et à la sortie des acteurs. Le mot coulisses désignait à l’origine des panneaux que l’on déplaçait, en les faisant coulissier sur de glissières, lors des changements de décor.  

Côté cour et côté jardin : sont pour distinguer les deux côtés de la scène. La cour, pour l’acteur qui fait face au public, est le côté gauche de la scène, et le jardin, le jardin, le côté droit (naturellement, pour le spectateur assis dans la salle, c’est le contraire).

Les cintres : au dessus de la scène, on y installe et suspend, sur des structures autrefois en bois, aujourd’hui métalliques, du matériel d’éclairage, des éléments de décor, et divers mécanisme comme des câbles et des poulies permettant de faire tomber du ciel ou voler dans le airs des acteurs déguisés en anges ou en saints. 
 
Les dessous : se trouve sous la scène, où l’on entrepose des accessoires, et qui servent aussi à produire des effets spéciaux, comme l’apparition ou disparition d’un personnage, par une trappe. Il y a plusieurs étages de dessous : souvent trois, parfois quatre ou cinq, mais jamais trente-six.